Historique

AFCDRP-logo-porte-documentsLe 24 juin 1982, lors de la 2e Session spéciale sur le désarmement (Nations Unies, New York), le maire d’Hiroshima, toute première ville victime d’un bombardement atomique, annonce un « Programme pour promouvoir la solidarité des villes en faveur de l’abolition des armes nucléaires ». Ce programme insiste sur la nécessité de mettre en commun les efforts des collectivités pour parvenir à une véritable culture de la paix à l’échelle mondiale et dans laquelle les armes nucléaires n’ont pas leur place.

Peu de temps après, l’édile d’Hiroshima lance, avec le maire de Nagasaki, un appel aux maires des cinq continents pour qu’ils soutiennent ce programme. C’est ainsi qu’est né le réseau international Maires pour la Paix (Mayors for Peace).

En août 1985, une première Conférence générale de Maires pour la Paix est organisée dans les deux villes martyres. Elle réunit une centaine de collectivités venant de 23 pays, dont quelques collectivités françaises invitées par l’Institut Hiroshima Nagasaki (fondé en France à Malakoff). Toutes ces collectivités rejoignent alors Maires pour la Paix. En 1997, ces pionniers ressentent le besoin de s’organiser pour que le travail mené sous l’impulsion d’Hiroshima et de Nagasaki rayonne davantage en France et que la culture de la paix devienne un outil de gestion au quotidien pour les villes. Cette poignée de collectivités locales (quelques communes et deux départements) crée alors la toute première branche régionale de Maires pour la Paix dans le monde : l’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix ou, plus brièvement, l’AFCDRP-Maires pour la Paix France.

Chronologie

1982
Création de l’Institut Hiroshima Nagasaki (IHN) par Miho Cibot Shimma.

1985
1ère Conférence mondiale des maires pour la paix à travers la solidarité inter-cités (World Conference of Mayors For Peace Through Inter-Cities Solidarity), Hiroshima, Japon.
Villes françaises représentées : Aubagne, Caen, Malakoff, Verdun.

1989
2ème conférence mondiale des maires pour la paix, Nagasaki, Japon.

Angers971997
Création de l’AFCDRP, Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix, branche française de la Conférence mondiale des maires pour la paix à travers la solidarité inter-cités. L’association regroupe alors les villes ayant participé aux 4 premières conférences mondiales de Maires pour la Paix.

2001
La Conférence mondiale des Maires pour la paix à travers la solidarité inter-cités devient Mayors for Peace (Maires pour la Paix).

2003
Lancement à Manchester (Royaume-Uni) de la campagne d’urgence pour l’abolition des armes nucléaires, la campagne Vision 2020 de Maires pour la Paix

Hiroshima052005
60ème anniversaire des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki. L’AFCDRP-Maires pour la Paix France propose en France l’exposition Hiroshima, 60 ans après qui sera présentée notamment à Paris et Nantes.
Le réseau compte 66 collectivités françaises adhérentes.

2009
7ème conférence générale de Maires pour la Paix à Nagasaki. Plus de 3 400 membres de Maires pour la Paix dans 134 pays.

2010-NY-1192010
Le secrétaire général de l’ONU, S.E. Ban Ki-moon, apporte officiellement son soutien à Maires pour la Paix dans leur campagne pour obtenir l’abolition des armes nucléaires.
103 collectivités adhérentes en France ; Maires pour la Paix regroupe plus de 4 400 membres dans 150 pays.

2011
Maires pour la Paix franchi le cap des 5000 collectivités adhérentes dans 153 pays début septembre et annonce cette étape importante le 21 septembre, le jour de la Journée internationale de la Paix. Plus d’une centaine de membres en France.

2013
Maires pour la Paix rayonne dans 158 pays, avec plus de 5 800 collectivités membres. Lors de sa 8ème Conférence générale, en août à Hiroshima, une nouvelle étape est franchie : la généralisation des branches régionales et nationales et une participation financière des membres devient obligatoire. Un plan d’action 2013-2017 est adopté, ainsi que l’Appel d’Hiroshima.

2014
Le réseau international dépasse les 6 200 collectivités membres dans 160 pays, sa branche française regroupant maintenant 150 membres.