Jemaa (17 ans), Walid et Nicolas (18 ans) : cyclistes pour la Paix

Par   12 juillet 2021

L’été prochain, du 6 juillet au 16 août, le service jeunesse de la ville de Gennevilliers organise un périple sur les routes d’Europe dont se souviendront 18 jeunes Gennevillois.es de 16-25 ans . “Le projet est de relier Gennevilliers à ses villes jumelles : Bergkamen, en Allemagne, et La Baneza, en Espagne” précise Djaafar Ayad, responsable adjoint du service jeunesse. Au total, 2 047 kilomètres seront parcourus en relais par trois groupes d’adolescents.

Loréna Schlicht et Michel Cibot sont allés à la rencontre de 3 de ces jeunes sportifs… Jemaa Zaïneb (17 ans), Walid Oubella (18 ans) et Nicolas Sezibera (18 ans)

Loréna et Michel : Pourquoi avez-vous souhaité participer à ce projet ?

Jemaa : On se sent utile. On y mettra d’autant plus de cœur. Je suis reconnaissante pour ce que l’on fait pour nous alors ce projet est une chance de donner en retour.

Walid : On va parcourir 2047km en 3 mini séjours cet été (Allemagne-Paris/Paris-Bordeaux/Bordeaux-Espagne). On débute à Bergkamen et on finit à la Bañeza. Le but du voyage est de soutenir une association, les chemins de jades, une petite association pour enfants handicapés. Avec le coronavirus ça nous permettra de nous “extérioriser”.

Nicolas : Pour le défi ! Est-ce qu’on sera capable de tenir autant de kilomètres ? C’est aussi une expérience qui nous permettra de nous évader. Qui va refuser de faire du vélo à travers l’Europe ? Et puis, pour la bonne cause ! C’est beau de donner et d’aider les familles qui ont des enfants handicapés. Ce n’est pas facile.

Loréna et Michel : Notre association parle de la Paix entre les individus, les peuples… qu’est ce que ça vous évoque ? quelle est votre définition de la Paix ?

Nicolas : C’est respecter autrui. Respecter l’humanité, la terre. Se respecter soi-même.
Walid : C’est rentir que le monde nous appartient comme vous l’avez dit. Sans avoir la pression. Sans nous sentir vivre sous la menace, comme avec la menace nucléaire.
Jemaa : Un état d’esprit où on a conscience des besoins d’autrui, des enjeux de la communication, du partage et des échanges. On considère ces besoins et on en vient à les respecter.

Loréna et Michel : Est-ce-que votre projet est une action pour la paix selon vous ? Et si oui pourquoi ?

Walid : Ce séjour est symbolique. C’est fort ! La paix c’est la liberté. La liberté d’aller dans un autre pays et de rencontrer d’autres personnes. Dans un autre monde où on ne serait pas en paix, ce ne serait pas possible. Si il y a des tensions entre deux pays ou la guerre, ce ne serait pas possible.

Nicolas : Oui, car dans ce projet on va vers l’autre de plusieurs manières : rencontre entre pays, entre cultures, entre personnes…. On aide une cause et on fait un pas aussi vers les familles des enfants handicapés. Et la paix comme vous l’avez souligné, c’est aller vers l’autre.

Jemaa : Oui, on part du principe d’aller dans un autre état. D’accepter les différentes cultures et normes. Prendre conscience de ces besoins sans omettre nos propres besoins : c’est une forme de paix. Ce projet a pour réel objectif la paix sociale. Les handicapés sont souvent perçus comme un enjeu économique dans nos sociétés. On montre au travers de ce projet que c’est plutôt une question d’entraide. Nous sommes des jeunes et on aide d’autres jeunes. On participe ainsi à la paix social.

Loréna et Michel : Comment voyez-vous votre avenir ?

Walid : On va essayer de s’adapter au monde futur. Au monde adulte le plus vite possible. On va mettre les meilleurs chances de notre côté pour survivre dans ce monde de requin !
Nicolas : Participer au projet c’est déjà important. J’aimerai créer et oeuvrer pour la paix et l’égalité. Car si chacun fait de son mieux, on peut faire de grandes choses.
Jemaa : On attend beaucoup des jeunes. Pour ma part, j’aimerais aider le monde. Les causes palestinienne et africaines me touchent particulièrement. Mon objectif serait de vivre de l’imagination et de la créativité. J’ai pris conscience que c’est important d’imaginer les solutions et j’aimerais en vivre. Trouver des idées qui aideraient les peuples à avancer.